Quelle reprise pour le Bâtiment ?

La reprise après le déconfinement semble présente sur le marché de la rénovation, mais la relance reste à confirmer. Une bonne nouvelle en cette rentrée pour la construction, 3e secteur le plus touché par la crise sanitaire.  C’est le marché de l’amélioration-entretien qui a le mieux résisté à la crise, même si l’activité a baissé successivement de 10,8 % au premier trimestre et de 18,1 % au deuxième.

Un redressement se profile pour la fin de l’année, à confirmer en 2021 : de nombreux dossiers MaPrimeRénov’ ont été engagés à l’été et le dispositif a été étendu à l’ensemble des ménages, bailleurs privés et copropriétés, dans le cadre du plan de relance annoncé le 3 septembre. Autres annonces qui devraient favoriser l’activité : un soutien massif pour la réhabilitation des bâtiments publics, établissements scolaires, hôpitaux et EHPAD et des aides à la rénovation énergétique pour les bâtiments des TPE, PME et des indépendants.

Il n’en va cependant pas de même pour le neuf, principal facteur de recul, qui enregistre une baisse de 23,6 % pour le logement et de 23 % pour le non résidentiel. A fin juillet pour le logement, les mises en chantiers baissent de 14,9 % et les permis de construire de 20,1 %, et même 27,3 % en glissement annuel sur les trois derniers mois. Les ventes individuelles reculent de 18,1 % en glissement annuel sur sept mois et les ventes des promoteurs de 30,9 % entre les premiers semestres 2019 et 2020. Pour le non résidentiel, la baisse concerne tous les segments de marché, y compris les bâtiments administratifs, et les perspectives d’investissement des industriels ne laissent pas entrevoir d’amélioration avant la fin de l’année 2021.

Reste qu’au global, en 2020, le bâtiment enregistrerait une perte d’activité de 15 % : 7,6 % pour l’amélioration-entretien, 23,6 % pour le logement neuf et 23 % pour le non résidentiel neuf.

Quant à l’emploi, il se maintient entre fin 2019 et le deuxième trimestre 2020 à – 0,2 %, et enregistre même une progression de 18 000 postes au premier semestre 2020 par rapport au premier semestre 2019. Une situation rendue possible grâce aux mesures d’urgences mises en place par l’État notamment, dont le dispositif d’activité partielle.