La production dans le BTP 

L'activité 2011 dans le BTP : des signes de reprise à confirmer

Le recul global de l’activité du secteur de la Construction, estimé en 2009 à -5,2% (INSEE), s’est poursuivi dans une moindre mesure en 2010 avec une baisse de l’emploi de plus de 1% (16.900 postes) sur l’année. En 2011, le secteur enregistre une très nette reprise sur la plupart des marchés.


Dans le Bâtiment, après trois années consécutives de recul de l’activité en volume, 2011 s’inscrira en légère progression (+1,2 %). Cette reprise s’explique par un redémarrage des marchés du logement neuf (+ 3,0 %) et de l’amélioration-entretien (+ 1,3 %), alors que le marché du non-résidentiel neuf affiche toujours une production à la baisse (- 2,3 %), la reprise des mises en chantier n’ayant pas encore fait pleinement sentir ses effets. Dès lors, le secteur a recommencé à créer de l’emploi, de l’ordre de 9.000 postes supplémentaires (+ 1.000 salariés et + 8.000 intérimaires en équivalent temps plein) en moyenne annuelle.


Dans l’artisanat du Bâtiment, la reprise de l’activité, bien amorcée au second trimestre, s’est grippée au cours de l’été 2011. Après une hausse de 2,5 % au second trimestre, l’activité a en effet progressé de seulement 1,5 %. Il faut dire que les signaux envoyés par l’économie mondiale et européenne n’ont pu qu’inciter les français à la plus grande prudence. Le volume d’activité des artisans du bâtiment n’a ainsi finalement progressé que de 1,5 %, alors que les opinions sur les carnets de commandes à la fin du second trimestre étaient pourtant très optimistes. Cette évolution est d’autant plus marquante qu’elle est à rapporter au niveau d’activité du troisième trimestre 2010, période du creux de la vague. Le neuf a mieux résisté que l’entretien-amélioration (+ 3 % contre + 1 %). Du côté des mises en chantiers et des permis de construire, les évolutions sur un an ne suscitent pas d’inquiétude. En revanche, l’analyse des données sur les trois derniers mois disponibles (juin à août 2011) fait ressortir une baisse des permis de construire de logements individuels purs (rapportée à la même période de l’année précédente).
 

Dans les Travaux Publics, après un redressement, l’activité est moins soutenue au troisième trimestre 2011.

Au troisième trimestre 2011, l’activité des Travaux Publics est moins soutenue qu’au trimestre précédent. Sur les neuf premiers mois de l’année, les travaux réalisés enregistrent une progression de 4,6% en euros courants, comparé à la même période de l’année précédente. La croissance est nulle en volume.

L’emploi intérimaire est particulièrement dynamique en septembre. Les heures travaillées par les intérimaires sont ainsi en hausse de près de 15% depuis le début de l’année tandis que celles réalisées par les ouvriers permanents progressent de 0,9%. Au total, les heures travaillées augmentent de 2,5% sur les neuf premiers mois de l’année. Les effectifs ouvriers permanents sont stables en septembre mais restent en retrait de 2,4% sur un an.

Après une forte progression en août 2011 due à la signature d’un contrat de LGV, les marchés conclus retrouvent un niveau équivalent à celui du mois de mai. Selon les entrepreneurs interrogés en octobre, un ralentissement des créations d’emplois est à prévoir au cours des prochains mois. Seules 13 % des entreprises déclarent être contraintes par une insuffisance de main d’œuvre.


Sources: INSEE, FNTP, FFB, CAPEB – novembre 2011
(Mise à jour novembre 2011)



 


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Avec plus de 140 milliards d’€ de CA et 1 400 000 salariés, le BTP a un poids important dans l’économie Française  

Au 1er janvier 2009, si l'on retient uniquement les entreprises d’au moins 1 salarié, la Construction représente par rapport à l’ensemble du secteur marchand en France : 
        
- Un peu plus d'un établissement sur 9 (171 256 établissements sur 1 529 068) soit plus que toute l’industrie réunie (163 766 établissements) ;         

- Presque 1 salarié sur 10 et environ la moitié des effectifs salariés de l’industrie, 
 

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La production Bâtiment par type d’ouvrage
Le rebond pour 2011

Nature des travaux Montant des travaux Variation annuelle
en milliards d’euros courants HT
en € 2009
en euros constants
2007
2008
2009
2010 Estimations
2011 Prévisions
07/06
08/07
09/08
Estimé 2010 / 2009
Prévu 2011 / estimé 2010
Neuf
Logement
36,8
37,5
33,9
31,7
34,8
11,9%
-3,3%
-13,9%
-6,4%
9,6%
Autres bâtiments
25,5
26
22,6
18,8
17,1
1,3%
-3,5%
-14,1%
-16,9%
-9,2%
Total neuf
62,2
63,4
56,5
50,5
51,8
7,4%
-3,4%
 
-6,1%
2,6%
Entretien amélioration
Total
62,0
65,5
69,2
68,4
69,6
1,2%
1,1%
-3,0%
-1,2%
1,8%
Total bâtiment
124,3
129,0
125,7
118,9
121,5
4,1%
-1,1%
-8,3%
-5,4%
2,2%



Conjoncture       
    
L’année 2010 serait marquée par un nouveau recul de l’activité, - 5,4 % en volume, après la baisse observée en 2008 et 2009. Toutefois, trois éléments positifs méritent d’être soulignés :
           
- le rythme de la diminution ralentit cette année ;           
- le point bas serait atteint (cf. prévisions 2011 ci-après) ;           
- les premiers chiffres disponibles du deuxième semestre 2010 sont plutôt encourageants           
           
En 2011, sauf crise grave ou choc systémique, par exemple sur les taux d’intérêt, le bâtiment renouerait, au niveau national, avec une croissance légèrement positive de 2,2 %           

 

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La production en métropole des Travaux Publics par type d’ouvrage
Un marché des Travaux Publics dominé par cinq activités principales

Nature des travaux 2006 2007 2008 2009 Part en 2009 Variations annuelles
en euros constants
2007/2006 2008/2006 2009/2008
Ouvrages d’art et d’équipements industriels+ travaux en site maritime ou fluvial
2956,5
3 462,7
3 715,0
3 608,6
9,2%
12,2%
0,3%
-2,9%
Terrassements généraux
6445,9
6 970,3
7 025,6
6 597,2
16,8%
3,6%
-5,8%
-6,1%
Fondations spéciales, sondages, forages
1307,6
1 568,1
1 403,0
1 238,9
3,2%
14,9%
-16,4%
-11,7%
Travaux souterrains
688,3
708,9
497,5
497,7
1,3%
-1,3%
-34,4%
0,0%
Travaux maritimes
362,7
444,9
612,4
497,0
1,3%
17,5%
28,6%
-18,8%
Travaux routiers
13173,9
14 376,1
14 636,1
14 039,1
35,8%
4,5%
-4,9%
4,1%
Voies ferrées
588,4
541,1
651,7
845,3
2,1%
-11,9%
12,6%
29,7%
Adduction d’eau, assainissement, autres canalisations et installations
6795,2
7 396,4
7 252,2
6 859,0
17,5%
4,3%
-8,4%
-5,4%
Travaux électriques
4774,9
5 289,5
5 123,1
4 908,6
12,5%
6,1%
-9,5%
-4,2%
Travaux de génie agricole
114,1
119,2
119,6
119,1
0,3%
0,1%
-6,2%
-0,5%
ENSEMBLE
37207,5
40 877,2
41 036,2
39 210,5
100%
9,9%
-6,2%
-4,4%

Source FNTP

Conjoncture

En octobre 2010, les travaux réalisés enregistrent une baisse de 4,3% en valeur par rapport au même mois de l’année précédente. Les travaux routiers ont été particulièrement touchés par les difficultés d’approvisionnement en bitume liées au blocage des raffineries.

Sur les dix premiers mois de l’année, l’activité se replie de 1,6% en euros courants. Cette baisse d’activité a des conséquences sur les heures travaillées par les ouvriers permanents, qui reculent de 6,3% comparé à un an d’intervalle. En revanche, les heures réalisées par le personnel intérimaire restent élevées. Les effectifs ouvriers permanents se replient légèrement : 174 700 en octobre contre 175 200 le mois


 

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Les marchés à l’exportation des Travaux Publics

Travaux hors métropole - Chiffre d’affaires en millions d’euros (HT)

  Montant Variations annuelles
€ constants
2004
15 422,3
-1,5%
2005
17 646,8
12,5%
2006
19 013,8
6,0%
2007
22 011,0
14,1%
2008
24 917,1
10,10%
2009
23 585,3
-5,40%

Source FNTP


Conjoncture
 
Après le ralentissement de 2009 (-5,4% pour les travaux réalisés), le premier semestre 2010 marque un retour à la croissance sur les marchés extérieurs pour les entreprises françaises de Travaux Publics. Leur chiffre d’affaires progresse en effet de 2,9% par rapport au 1er semestre 2009. Pour les 6 premiers mois de l’année, l’activité s’établit 10,8 milliards d’euros. Néanmoins, sur quatre trimestres glissants, l’évolution reste négative (-1,2%) ce qui signifie que la reprise reste encore fragile et devra être confirmée par le second semestre.

Le poids de l’Europe dans le volume total des travaux hors métropole se maintient au dessus de 51% du total. Deux zones se distinguent particulièrement par leur dynamisme : le Proche et Moyen Orient (5,5% de l’activité) et l’Océanie (4,1%) semblent sortir de la crise plus rapidement que les autres régions du monde. En revanche, c’est dans les Dom-Tom que les travaux réalisés enregistrent le plus fort recul avec l’achèvement de plusieurs grands chantiers.  


 

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