les techniques de rénovation énergétique des bâtiments

La rénovation et la réhabilitation des bâtiments sont fortement relancées par les lois dites "Grenelle de l'environnement", qui fixent des niveaux élevés de performance énergétique à atteindre par les bâtiments.

La garantie d'une performance énergétique globalement élevée des bâtiments reposera toutefois sur la capacité à innover des professionnels du secteur : dans la pertinence du diagnostic et des préconisations possibles, dans le choix des techniques, la qualité de leur mise en oeuvre, mais aussi dans la combinaison optimale des techniques de l'enveloppe du bâtiment et des équipements techniques.

solaire solaire solaire photovoltaïque solaire thermique

L’énergie issue du rayonnement solaire est captée grâce à deux techniques :

  • Le solaire photovoltaïque produit de l’électricité à partir de la lumière du soleil, grâce à des cellules assemblées en modules
  • Le solaire thermique transforme le rayonnement du soleil en chaleur, grâce à des capteurs thermiques qui chauffent l’eau domestique
  • L'eau froide est pompée pour être envoyée vers le capteur solaire.
  • Un régulateur gère le début d'eau afin que l'eau ait le temps de se chauffer dans le capteur grâce au rayonnement solaire.
  • L'eau chaude est ensuite renvoyée vers un ballon à accumulation via un échangeur.
  • Une résistance électrique chauffe à son tour l'eau stockée. Cette eau chaude alimentera le circuit d'eau de l'installation du chauffage ou des sanitaires.
  • Les cellules photovoltaïques convertissent directement l’énergie solaire en électricité, sous forme de courant continu.
  • L’onduleur transforme l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques (courant continu) en énergie consommable par l’habitation (courant alternatif).
  • Si la maison est isolée (non raccordée au réseau), l’électricité est consommée directement par les appareils électriques.
  • Si la maison est raccordée au réseau, le courant est ensuite injecté sur le réseau de distribution électrique pour être revendu. Un compteur de production comptabilise l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques. Le compteur de consommation électrique comptabilisera la consommation de l’habitation.

enveloppe thermique enveloppe thermique 20% de risque de déperdition par l'air renouvelé et les fuites 30% de risque de déperdition par la toiture et les combles 5% de risque de déperdition par les ponts thermiques 25% de risque de déperdition par les murs 7% de risque de déperdition par le sol et le plancher 13% de risque de déperdition par les portes et fenêtres

L'état de l'enveloppe du bâtiment influence considérablement la consommation d'énergie ( hiver comme été ). Avant une rénovation de l'installation de chauffage, il est conseillé d'optimiser l'isolation thermique des murs, des toits, des fenêtres et des plafonds de la cave.

Une isolation doit toujours être associée à une ventilation. Pendant longtemps les conduits de cheminée ou défauts d'étanchéité des habitations faisaient office de système d'aération. On ne contrôle alors ni la circulation de l'air, ni les déperditions de chaleur.

Maintenant, l'isolation des habitations a fait beaucoup de progrès, et une ventilation bien réalisée peut être naturelle ( ouverture des fenêtres, grilles d'aération ) ou assistée mécaniquement ( ventilation mécanique contrôlée > VMC ).

  • Les combles habitables : pose d'un isolant sous la charpente ou suous la toiture, pose surl le sol sous plancher.
  • Les combles perdus : ils sont situés sous des toitures inclinées. Ils ne sont pas chauffés et doivent être séparés du logement par une barrière isolante.
    Les isolants : ce sont des panneaux ou des rouleaux de laine de verre et de roche ou encore des matériaux plus ou moins "écologiques, soit la laine de bois, la cellulose ( papier recyclé ), le lin, le chanvre, la laine de mouton...
  • Dans le cas d'une construction neuve, des solutions nouvelles et performantes permettent l'isolation patr l'extérieur ( exemple: cellulose ou chanvre sont déversés ou projetés en vrac entre les chevrons sur un film pare-poussière, toiture végétalisée... )

Les ponts thermiques sont des ruptures dans l'isolation d'un bâtiment et provoquent ainsi des pertes de chaleur.
On trouve les ponts thermiques sur les angles (refend, plafond, plancher avec un balcon très froid), sur certains types de fenêtres (partie métallique intérieure en contact avec celle de l'extérieure).

Ces pont thermiques peuvent être réduits par une isolation forte par l'interieur, l'exterieur une isolation des fondations, etc.

  • Isolation par l'intérieur : l'isolant est derrière une contre-cloison maçonnée ou sur ossature. C'est la plus répandue et aussi la plus facile à mettre en oeuvre notamment pour rénover des appartements.
  • Isolation par l'extérieur : elle consiste à envelopper le bâtiment d'un manteau isolant. C'est une solution meilleure que l'isolation intérieure car elle évite des ruptures dans l'isolation ( ) qui provoquent des pertes de chaleur.
  • Isolation intégrée : cette solution utilise des matériaux qui intègrent un isolant dans leur structure (béton cellulaire, brique de chanvre, brique de terre cuite...).

Le choix de l'isolation dépendra de ce qu'il y aura sous le sol :

  • un vide sanitaire
  • une cave ou un local non chauffé
  • ou un terre plein

On peux trouver différents types d'isolants (laine de verre, laine de roche, panneaux de polystyrène...) sous différentes formes (rouleaux, panneaux...).

L'ideal est le vide sanitaire (un espace de 20-50 cm de hauteur situé entre le plancher et la terre) qui isole de la terre et protège d'éventuels écoulements d'eau. Il devra être ventilé pour éviter les problèmes liés à l'humidité.

Une bonne isolation ne peut se faire sans isoler les ouvertures de l'habitation c'est à dire les portes et les fenêtres.
Le choix de l'emplacement des fenêtres est capital ( du côté le plus ensoleillé pour profiter de la lumière et de la chaleur du soleil ).
Leur performance thermique dépend de la nature de la menuiserie, des performances du vitrage et de la qualité de la mise en oeuvre. En particulier, la continuité de l'isolation étanchéité sera obtenue par un traitement adapté de la liaison mur-fenêtre.

Enfin, la nature des fermetures (volets, persiennes) contribue à l'isolation du logement.

pompe à chaleur pompe à chaleur Récupération de la chaleur dans l'air Récupération de la chaleur dans l'eau Récupération de la chaleur dans le sol les 4 solutions techniques air extérieur / air intérieur air extérieur / eau air extrait / air neuf ou VMC double flux thermodynamique

Une pompe à chaleur est une machine thermodynamique à usage de chauffage dont le but est le transfert de la chaleur du milieu le plus froid (air extérieur, sous-sol, eau) vers le milieu le plus chaud (logement).

La pompe à chaleur est installée à l'intérieur ou à l'extérieur du logement. Elle est alimentée par un fluide frigorigène qui circule au contact de l'air ambiant extérieur, avant de s'évaporer. La vapeur compressée et chauffée va ensuite réchauffer l'air ambiant du logement ou le circuit d'eau chaude de l'installation de chauffage.

En été, suivant le matériel, il est possible de rafraîchir le logement en inversant le sens de fonctionnement.

La pompe à chaleur prélève la chaleur de l'eau prélevée dans une nappe phréatique d'eau souterraine.

Ensuite, soit la pompe à chaleur transfère l'eau dans le circuit d'eau chaude de l'installation de chauffage, soit l'eau chauffe l'air ambiant du logement.

La pompe à chaleur prélève la chaleur par le biais de tubes enterrés dans le sol.

La chaleur de l'eau est ensuite transférée par la pompe à chaleur dans l'air ambiant du logement ou dans le circuit d'eau chaude de l'installation de chauffage.

Le chauffage ou le rafraîchissement du logement peut être assurés par 4 solutions techniques:

  • Le plancher chauffant / rafraîchissant
  • Les ventilo-convecteurs
  • Des radiateurs à basse température
  • La diffusion d'air
  • En hiver la PAC prélève l'air de l'extérieur
  • La PAC comprime un gaz dont la température va s'élever à la sortie
  • L'air est acheminé à l'intérieur de la maison
  • L'air sort à température ambiante dans les pièces par le biais d'un ou plusieurs ventilo-convecteurs
  • En été, suivant matériel, il est possible de rafraîchir le logement en inversant le sens de fonctionnement. La chaleur indésirable est puisée à l'intérieur du logement pour être rejetée à l'extérieur.
  • En hiver la PAC prélève l'air de l'extérieur
  • La PAC comprime un gaz dont la température va s'élever à la sortie
  • Le gaz chauffe l'eau d'un circuit de chauffage
  • L'eau est diffusée vers un plancher chauffant, des radiateurs basse température et/ou des ventilo-convecteurs.
  • En été, suivant le matériel, il est possible de rafraîchir le logement en inversant le sens de fonctionnement. La chaleur indésirable est puisée à l'intérieur du logement pour être rejetée à l'extérieur.
  • En hiver la PAC prélève l'air de l'extérieur
  • La PAC comprime un gaz dont la température va s'élever à la sortie. L'air est alors acheminé à l'intérieur de la maison et sort à température ambiante
  • L'air est extrait par la VMC dans les pièces de service (cuisine, salle de bains et WC) et est renvoyé vers la PAC pour préchauffer ainsi l'air neuf soufflé dans les pièces à vivre
  • Cet air extrait par la VMC sera ensuite rejeté à l'extérieur
  • En été, suivant le matériel, il est possible de rafraîchir le logement en inversant le sens de fonctionnement. La chaleur indésirable est puisée à l'intérieur du logement pour être rejetée à l'extérieur.

eau-de-pluie eau-de-pluie

Récupérer l'eau de pluie est une solution économique et écologique et permet ainsi de ne plus utiliser de l'eau “potable” (donc traitée) pour les toilettes, le lave-linge ou encore l'arrosage du jardin.

La récupération des eaux de pluie L'installation se compose d'une cuve enterrée qui reçoit l'eau du toit préalablement filtrée. Dans la cuve, un système de pompage achemine l'eau dans les canalisations (pour des raisons de sécurité sanitaire, l'eau de pluie et l'eau de ville doivent circuler dans deux réseaux de plomberie différents)

Avec un toit de 100 m2, vous pouvez récupérer entre 3 000 et 60 000 litres d'eau de pluie par an, selon le taux de pluviométrie de votre région.

puits canadien puits canadien le puits canadien ou puits provençal couplé à une VMC

Le puits provençal permet de préchauffer ou refroidir l'air neuf de la maison, en utilisant l'inertie de la terre :

  • En hiver, l'air circule dans des tubes et se réchauffe au contact du sol
  • En été, l'air circule dans des tubes et se refroidit au contact du sol

Les performances d'un puits canadien dépendent du terrain, de la profondeur d'enfouissement, de la surface d'échange, de la vitesse de circulation de l'air et des caractéristiques des parois des canalisations.

  • Le tube capte l'air extérieur
  • Un filtre permet de bloquer des insectes, rongeurs ou feuilles mortes...
  • En hiver, cet air se réchauffe au contact du sol, et en été, l'air profite de la fraîcheur du sol couplé à une VMC pour se refroidir (le tuyau a une pente supérieure à 2 % pour permettre l'évacuation des condensats par le siphon se trouvant dans la cave et ainsi éviter les risques de moisissure et d'humidité résiduelle)
  • Un ventilateur force et régule le débit de l'air à distribuer dans la maison
  • L'air est acheminé à l'intérieur de la maison et sort à température ambiante dans les pièces

éolienne l'énergie éolienne l'énergie éolienne domestique

Héritier du moulin à vent, l'aérogénérateur, plus souvent appelé éolienne, est un dispositif qui utilise la force motrice du vent. L'éolienne permet de transformer l'énergie cinétique du vent (relatif au mouvement) en énergie électrique. Il existe différents types d'éoliennes :

  • les grands aérogénérateurs récents installés dans les parcs éoliens développent une puissance d'environ 2000 kW ce qui permet d'alimenter en électricité 2000 foyers (hors chauffage). Le mât mesure environ 100 m.
  • les petites éoliennes : destinées aux particuliers, fonctionnent sur le même principe. Leur puissance varie entre 0,1 et 20 kw. Le mât mesure entre 10 et 25 m.
  • les éoliennes à axe vertical mais ce ne sont pas les plus fréquentes.
  • L'éolienne transforme l'énergie mécanique produite par le vent, en un courant continue
  • Un système de régulation électrique sert à éviter les surtensions durant la charge des batteries
  • Les batteries stockent l'énergie provenant de l'éolienne
  • L'onduleur transforme l'électricité produite par l'éolienne (courant continu) en énergie consommable par l'habitation (courant alternatif)
  • Si la maison est isolée (non raccordée au réseau), l'électricité est consommée directement par les appareils électriques
  • Si la maison est raccordée au réseau, le courant est ensuite injecté sur le réseau de distribution électrique pour être revendu. Un compteur de production comptabilise l'électricité produite par l'éolienne Le compteur de consommation électrique comptabilisera la consommation de l'habitation.

éco-matériaux les éco-matériaux la couverture l'infrastructure la surface l'isolation

Un éco-matériau est un élément de construction qui doit à la fois répondre aux critères techniques habituels mais aussi aux critères environnementaux ou socio-environnementaux.

Le principe est de construire ou rénover avec des matériaux biodégradables ou recyclables, issus de ressources renouvelables et locales, et dont les modes de production sont peu coûteux en énergie. Ce sont pour la plupart des matériaux sains, c'est-à-dire non toxiques durant leur production, leur utilisation et leur élimination ou leur recyclage. Enfin, ils permettent aussi de réduire l'impact écologique des activités humaines en relocalisant les savoir-faire et les emplois et en limitant les transports.

le bardeau de bois Le bardeau de bois : c'est une toiture en bois faite de planchettes de bois en forme de tuile plate (encore appelé bardeaux de bois, tavaillons ou tuiles de bois). Ne nécessitant généralement pas d'entretien, la toiture en bois s'adapte parfaitement à toutes lesformes de toitures et aux architectures les plus complexes. Le bardeau de bois cumule beaucoupde qualités : sa grande légèreté, étanchéité, durable, solide, respirant, insensible au gel, à lagrêle, à la pluie, renouvelable, compostable, isolant, grande facilité de mise en oeuvre...

Le zinc Le zinc : c'est un métal blanc utilisé sous forme de feuilles pour couvrir la toiture. La toiture zinc dispose de plusieurs avantages:
Facile à travailler et à poser car léger S'adapte à toutes formes de toitures Reflets bleutés le rendant très esthétique Résistant et étanche Facile à entretenir Bonne longévité (entre 30 et 100 ans)

la végétalisation La végétalisation : cette technique consiste à recouvrir un toit plat ou à pente légère d'un substrat plante de végétaux. A chaque toit, sa pente, sa technique de végétalisation, ses types de plantes.
Une toiture végétalisée présente des atouts techniques et bénéfices écologiques :
Elle protège le toit des UV et des chocs thermiques et augmente donc sa durée de vie Grand intérêt sur le plan de l'équilibre thermique de la maison : la température est régulée toute l'année Elle isole du bruit Elle améliore la qualité de l'air car elle absorbe les poussières, certains polluants et les rejets de gaz carbonique Elle limite les risques d'inondation en cas de fortes pluies en retenant une partie de l'eau Elle filtre les eaux de pluies pour pouvoir les réemployer en usage domestique : chasses d'eau, arrosage, etc.

les tuiles La tuile : le matériau, la terre cuite, lui confère de nombreux avantages. Solidité, ininflammabilité et durabilité, les tuiles vont se patiner et foncer en vieillissant, la toiture changera alors de couleur. Les tuiles plates sont parmi celles qui évolueront le plus. Peu d'entretien sera nécessaire, du moins durant les 20 premières années.
Exemples de produits en terre cuite utilisés en couverture : les tuiles plates Tuiles plates les tuiles Tuiles romaines

l'ardoise L'ardoise : matériau naturel de la famille des schistes ne subissant aucun traitement particulier à part son extraction et sa découpe. Elle est particulièrement résistante aux intempéries et aux variation de climat. Sa durée de vie peut aller jusqu'à 80 ans, ou au-delà, et ce suivant la qualité du gisement. Les gisements d'ardoise ne sont pas malheureusement renouvelables (mais sont encore présents en grande quantité). Les ardoises qui contiennent du fer sont sujettes à la rouille. Certaines ardoises sont particulièrement friables.

le linoléum Le Linoléum à l'huile de lin et liège : le linoléum est un revêtement de sol naturel qui tient son nom de son matériau d'origine, les graines de lin (linum en latin) et l'huile de lin (oleum). De haute qualité, il est facile à poser, très résistant et parfait pour les pièces à fort passage. Au niveau environnemental, sa fabrication ne pollue pas et il est 100% biodégradable. Il possède également de nombreux atouts : antibactérien, antiallergique, antistatique, insonorisant, résistant à l'abrasion, thermo isolant...

la fibre végétale La fibre végétale : Il existe plusieurs types de sols en fibres végétales : Sisal, fibre de coco, jonc de mer, le bambou, le jute...
Ils forment des revêtements superbes issus de fibres naturelles et résistantes. Ces fibres atténuent le son, isolent du froid et régulent l'hydrométrie en absorbant l'excès d'humidité pour la restituer lorsque l'air s'assèche. L'entretien est plus ou moins facile selon la nature des fibres employées.

la peinture naturelle La peinture naturelle : différente de la peinture chimique, la peinture naturelle est fabriquée à partir de matières premières naturelles et renouvelables. Ne contenant aucun dérivé de pétrole, sans additifs chimiques, sans agents de coalescence et sans solvants, elle est moins nuisible pour l'environnement et elle est plus saine pour la santé.
La peinture naturelle est fabriquée à partir de composants d'origine végétale et minérale.
Liant à base d'huiles (de ricin, de lin, de chanvre...), de résines naturelles, de latex végétal ou de cires Solvant à base d'eau ou de terpènes d'agrumes Pigment à base de terres (ocre, terre de Sienne...), de minéraux, d'oxydes de métaux ou de végétaux Additif à base d'émulsifiants (lécithine de soja, amidon...), d'extraits de plante (huiles essentielles...), insecticides naturels (sel de bore, pyréthrine...) ou de siccatifs (de cobalt, zinc...)

la cire d'abeille La cire d'abeilles : elle rend les surfaces des matériaux traités lisses et soyeuses. Celles-ci respirent, sont antistatiques et hydrofuges. Idéal pour obtenir une finition de très belle qualité, on l'utilise pour le traitement final des surfaces de bois car elle protège de l'humidité et lui donne une chaude couleur de miel et un toucher particulièrement agréable.
La cire d'abeille peut également convenir pour les surfaces qui seraient cirées ou huilées, en grès, en liège et souligne ainsi leur aspect naturel.

la chaux La chaux : c'est un liant, et l'élément de base de la construction traditionnelle. Elle est aussi utilisée pour toute une gamme de finitions, enduits, badigeons et peinture (ex: la peinture à la chaux est la finition la plus courante des parements du bâti ancien).
Ses nombreuses qualités en font un matériau idéal pour la construction écologique et la rénovation de bâtiments anciens :
Perméabilité : La chaux absorbe peu l'humidité et la rejette rapidement Souplesse : c'est un matériau souple, qui s'adapte aux mouvements de la structure et évite la microfissuration Antibactérienne et antiseptique : elle limite la prolifération des acariens, champignons, salpêtres et mauvaises odeurs. Polyvalence : elle convient à presque tous les types de supports, que ce soit la paille, la pierre, la terre cuite, le pisée ou autres. Esthétique : sensation de douceur, permet une intégration harmonieuse au terroir et donne un cachet inimitable à la construction.

la terre La terre/l'argile : écologique et 100% naturelle, c'est un excellent isolant phonique qui absorbe la chaleur environnante, permettant ainsi d'économiser l'énergie. Il régule également l'humidité de l'air et favorise un climat sain.
Une fois appliqué la couleur de l'enduit ne s'altère pas car les argiles sont insensibles aux rayonnements UV. De plus, on peut donc le travailler à loisir, en le gardant humide ou en le ré humidifiant au besoin.
Les enduits en terre conviennent pour tout type de support : briques cuites, briques en terre crue, pisé mais aussi béton cellulaire, parpaings de béton, plâtre, plaques de plâtre ou panneaux divers.

le lin L'huile dure de lin : l'huile dure est adaptée pour une protection optimale des supports poreux très sollicités (parquet bois et liège, terre cuite, linoléum, pierre naturelle). Antistatique, hydrofuge, micro poreuse, facile à entretenir, l'huile dure de lin met en valeur la belle structure des matières naturelles.
Elle est biodégradable, leur production consomme peu d'énergie et produit peu de déchets.

le grès cérame Le grès cérame : 100% naturel, le grès cérame est à base de mélange d'argile et de silice. C'est un des principaux types de céramique utilisés pour carreler les sols. I imite parfaitement la couleur, l'aspect et les dimensions de matériaux comme la pierre naturelle, le marbre, le bois, le tissu, le cuir ou le métal.
Le grès cérame cumule les avantages : ultra solide et résistant à l'usure, non poreux, il est facile d'entretien et est résistant aux tâches.

la colle écologique Les colles écologiques (à bases de latex, de méthyl cellulose, d'origine végétale) : on trouve aujourd'hui des colles écologiques non toxiques, sans formaldéhyde pour sol, pour papier peint, pour carrelage. Ces colles sont à base de latex (pour revêtements de liège, coco, lino...), de méthyl cellulose (pour les tapisseries et carrelages), ou d'origine végétale.

la laine de mouton Laine de mouton : Les propriétés isolantes des matériaux naturels tels que la laine de mouton, le lin et le coton sont très intéressantes. Ces derniers se présentent sous la forme de panneaux, de rouleaux ou d'une isolation projetée.
Elles enferment l'air et permettent aux fibres de s'accrocher entre elles, ce qui renforce leur pouvoir isolant. Idéale pour la restauration : grâce à son grand pouvoir gonflant, la laine épouse aisément les irrégularités des charpentes, neuves ou anciennes. Elle a un pouvoir d'absorption de l'humidité sans altération du produit et n'est pas attaquée par les rongeurs. Polyvalence : elle convient à presque tous les types de supports, que ce soit la paille, la pierre, la terre cuite, le pisée ou autres. Esthétique : sensation de douceur, permet une intégration harmonieuse au terroir et donne un cachet inimitable à la construction.

la laine de mouton en rouleau La laine de mouton en rouleaux sera utilisée comme matériau alternatif aux laines minérales chaque fois qu'il faudra isoler des combles, soit agrafée entre les chevrons des rampants, soit déroulée sur le plancher du grenier. La laine de mouton est traitée contre les mites, elle absorbe très bien les excès d'humidité et ne se tasse pas. Fabriquée avec les moutons du pays, elle est d'un excellent rapport qualité prix. Son coefficient d'isolation est très performant.

le tissu de lin Le lin : comme le chanvre, comme la laine de mouton, le lin utilisé dans la fabrication de matériaux d'isolation, est un sous produit de l'agriculture, sa valorisation est donc bénéfique pour les agriculteurs, pour l'environnement, et bien entendu pour toutes les personnes soucieuses de leur santé.

le chanvre Le chanvre : le chanvre est une plante annuelle cultivée en France sans traitement phytosanitaire. Sa laine se présente sous forme de plaques semi-rigides ou de rouleaux. Ses performances sont comparables à la laine de mouton. En tant que matière première renouvelable, le chanvre endigue la pollution et améliore l'état des sols. Durant sa culture l'utilisation de pesticide et d'insecticide n'est pas nécessaire. De plus il assainit l'air, car lors de sa croissance il assimile le CO-2. Après sa moisson, le chanvre laisse un champ propre et riche en éléments minéraux.

la laine de plume de canard La laine de plume de canard : produit à partir des plumes longues de canard à 70% avec un complément de laine de mouton à 10% et de 20% de polyester. .L'air est emprisonné entre les fibres pour créer l'isolation. Elle est perméable à la vapeur d'eau et a une excellente résistance à l'humidité. Elle subit un traitement antimite au sel de bore. Il existe aussi un isolant en plumes d'oie avec les mêmes caractéristiques

la brique de terre crue Briques terre crue : la brique terre crue s'utilise pour les murs, les cloisons, les doublages mais également dans un usage plus décoratif pour les encadrements de portes ou encore les cheminées. La brique de terre crue régule le degré d'humidité, tout en apportant une isolation thermique et acoustique.

le mur végétal Le mur végétal est vivant et évolue dans le temps en fonction de la croissance des végétaux. Il est surtout modulable puisque composé de modules pré-cultivés pouvant être ajoutés ou enlevés au grès des envies. C'est notamment un excellent isolant phonique pouvant par exemple servir à la réalisation d'un écran anti-bruit.

la fibre de bois La fibre de bois : ces panneaux d'isolation thermique et phonique sont fabriqués selon un process humide à partir de fibres de bois provenant à 90% de déchets de coupe dans les forêts et à 10% de déchets de l'industrie du bois (Certifié FSC à 100%). Ils “respirent”, c'est-à-dire qu'ils permettent la diffusion vers l'extérieur de la vapeur d'eau. Les panneaux flexibles de fibre de bois et polyesters sont de bons isolants thermiques pour l'hiver et l'été, et de bons isolants phoniques. Ils conviennent pour les toitures, murs et plafonds...

la cellulose La cellulose est un isolant nouvelle génération, à base de fibres cellulosiques obtenues à partir de papiers et journaux recyclés, liés et ignifugés avec des adjuvants issus de l'agriculture qui répondent aux normes européennes (tanin fongicide et phosphate d'ammonium). Ce matériau a des caractéristiques exceptionnelles : produit naturel, résiste au feu (M1), non irritant, non allergisant, repousse les rongeurs, insecticide et fongicide, ne poussière pratiquement pas, biodégradable à 100%.

le liège Le liège : c'est le matériau d'isolation parfait : imputrescible, hydrofuge, ininflammable, rebelle aux attaques d'insectes, de rongeurs, de champignons, c'est un des meilleurs isolants phoniques et thermiques. Conditionné sous forme de plaques, il est très simple à mettre en oeuvre pour isoler extérieurement les murs, les combles.

l'isolant métisse L'isolant métisse, l'isolant à la fibre solidaire : produit par le Relais du réseau Emmaüs France, cet isolant de recyclage a de remarquables propriétés d'isolation thermique et phonique. Composé à 85% de fibres de recyclage (dont 70% de coton, de la laine et de l'acrylique), et à 15% de polyester à fonction de liant, il se présente sous forme de rouleaux et de panneaux. Se découpe u couteau à scie ou à la meuleuse.

la brique alvéolaire La brique alvéolaire roulée en terre cuite (Monomur) : c'est un matériau naturel et inerte. Sa densité lui confère une inertie thermique qui permet une régulation naturelle de la température. Il stocke l'énergie du soleil et la restitue 12 h après (la nuit). Cela permet d'avoir une maison plus fraîche l'été en période diurne et de diminuer la consommation de chauffage en période nocturne pendant l'hiver. La brique ne se dégrade pas au court du temps.

le béton cellulaire Le béton cellulaire : aussi appelé monomur Thermopierre ou tobermorite, il s'agit d'un matériau qui existe à l'état naturel, (silicate de calcium hydrate) pour désigner le béton cellulaire. En matière d'isolation et d'inertie thermique, le béton cellulaire présente des performances parmi les meilleures. C'est en effet le seul système constructif permettant d'obtenir des performances supérieures aux exigences de la réglementation thermique actuelle (RT2005) et d'anticiper la réglementation future. Il tire ses qualités isolantes des millions de microcellule d'air emprisonnées de façon homogène dans sa masse. L'isolation rapportée devient inutile. La structure aérée du matériau offre un bon rempart contre les agressions phoniques. Contrairement à une idée reçue, un mur en béton cellulaire n'est pas plus fragile qu'un autre. Grâce à sa texture alvéolaire dense, il est plus difficile à percer avec un outil manuel ou une pioche qu'un mur de même épaisseur en parpaings creux ou en briques creuses. Le béton cellulaire est parfaitement incombustible et ininflammable. En construction neuve ou en rénovation du bâti ancien, le béton cellulaire peut être adapté à tous les styles architecturaux.

la paille La paille : Il n'y a pas une seule façon de construire en paille : le bâtiment peut être presque exclusivement constitué de ballots ou, au contraire, de ballots soutenus par une ossature en bois. On distingue quelques techniques de base.
La technique "Nebraska modernisée" Il s'agit d'empiler les ballots de paille en quinconce, sans aucune ossature. Seules quelques tiges de bois, de bambous ou de métal sont disposées de façon à éviter les mouvements. Les murs de ballots portent ainsi le toit. On s'en sert en général pour des petits bâtiments utilitaires : grange, poulailler, garage, atelier, cabane... La technique "ossature bois" : Il s'agit de monter une armature en bois (poteaux-poutre, ossature légère simple ou double), de poser charpente.. Ensuite poser paille en colonne entre des poteaux, dans des cellules ou en ligne dans une double ossature. D'autres encore disposent la paille en quinconce (suivant la technique Nebraska), tandis. L'isolation thermique est posée. Enfin, la protection de la paille peut se faire de différente manière, soit par des enduits appliqués (enduit terre ou chaux), soit un mortier coulé dans des coffrages temporaires.

le béton cellulaire Le béton cellulaire : aussi appelé monomur Thermopierre ou tobermorite, il s'agit d'un matériau qui existe à l'état naturel. (silicate de calcium hydrate) pour désigner le béton cellulaire. En matière d'isolation et d'inertie thermique, le béton cellulaire présente des performances parmi les meilleures. C'est en effet le seul système constructif permettant d'obtenir des performances supérieures aux exigences de la réglementation thermique actuelle (RT2005) et d'anticiper la réglementation future. Il tire ses qualités isolantes des millions de microcellule d'air emprisonnées de façon homogène dans sa masse. L'isolation rapportée devient inutile La structure aérée du matériau offre un bon rempart contre les agressions phoniques. Contrairement à une idée reçue, un mur en béton cellulaire n'est pas plus fragile qu'un autre. Grâce à sa texture alvéolaire dense, il est plus difficile à percer avec un outil manuel ou une pioche qu'un mur de même épaisseur en parpaings creux ou en briques creuses. Le béton cellulaire est parfaitement incombustible et ininflammable. En construction neuve ou en rénovation du bâti ancien, le béton cellulaire peut être adapté à tous les styles architecturaux.

le bois Le bois : matériau propre, souple, isolant, résistant, économique pour une construction rapide nécessitant peu de main d'oeuvre. On distingue différentes techniques : l'ossature bois ; le parpaing en bois massif ; le bois cordé ; les rondins de bois.

les panneaux sans formaldéhyde Panneaux sans Formaldéhyde : panneaux de fibres de bois agglomérées, chants droits ou rainurés/languettes sans formaldéhyde (classés E 0). Il s'agit de panneaux de fibres de bois denses et rigides proches du médium. Les usages sont multiples, par exemple : sous-toiture, contreventement intérieur/extérieur pour maisons en ossature bois, menuiserie intérieure (agencements divers), plaques de sol. Ils peuvent être peints ou lasurés directement.

le gypse cellulose Le gypse cellulose : ce sont des plaques pour l'aménagement intérieur, composé de gypse et de fibres de cellulose issues du recyclage du papier. Le mélange de ces composants naturels additionné d'eau est ensuite compressé à haute pression et séché à haute température pour obtenir une plaque d'une rigidité incomparable.

le brique en terre La brique terre cuite/crue : la terre cuite est une matière obtenue par la cuisson d'argile (ou glaise). Les briques en terre cuite de ce fait respectent parfaitement l'environnement (non toxiques et recyclables). En plus de son esthétisme, la terre cuite sous toutes ses formes apporte du confort et de la sécurité (résiste au feu), car c'est un matériau isolant, sans oublier qu'elle respecte parfaitement l'environnement.
La brique en terre crue est un mélange d'argile de sable, de ciment ou de chaux qui est compressé dans une presse et ensuite séché. Elle apporte une très forte inertie thermique. Elle est performante sur le plan acoustique et permet aussi de réguler l'hygrométrie.
La brique en terre cuite, tout comme la brique en terre crue, est facile à utiliser, et très économique en plus d'être très consistant.

le brique alvéolaire La brique alvéolaire roulée en terre cuite (Monomur) : c'est un matériau naturel et inerte. Sa densité lui confère une inertie thermique qui permet une régulation naturelle de la température. Il stocke l'énergie du soleil et la restitue 12 h après (la nuit). Cela permet d'avoir une maison plus fraîche l'été en période diurne et de diminuer la consommation de chauffage en période nocturne pendant l'hiver. La brique ne se dégrade pas au court du temps.

le pisé Le pisé est un système constructif en terre crue, comme la bauge ou le torchis. On le met en oeuvre dans des coffrages, appelés banchage La terre est idéalement graveleuse et argileuse, mais on trouve des constructions en pisé réalisées avec des terres fines.

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