22/07/2010 

 Nouveau Schéma national des infrastructures de transport (Snit) : priorité au développement du rail pour les 20 prochaines années 

Selon l'avant-projet du nouveau Schéma national des infrastructures de transport commandé par le gouvernement au ministère de l'Ecologie, près de 170 milliards d'euros doivent être investis dans les 20 à 30 ans à venir dans les infrastructures de transport, dont 90% dans des modes alternatifs à la route et l'aérien, avec une priorité au rail.

Ce document, qui définit la politique dans le domaine des transports sur les deux à trois prochaines décennies, était attendu depuis la fin 2009. Il s'agit d'une application de la première loi d'orientation du Grenelle de l'environnement (dite Grenelle 1) votée à l'été 2009, qui fixe les grandes orientations de la France en matière de transport, d'énergie et d'habitat dans le souci de préserver l'environnement et le climat.

Dans ce nouveau cadre, le ferroviaire est prioritaire, avec 51,9% des investissements préconisés, suivi des transports collectifs urbains (32,3% des investissements), du fluvial (9,2%), de la route (4,5%), des ports (1,6%) et de l'aérien (0,5%).

- Côté autoroutes, le projet d'A31bis (initialement appelée A32), qui vise à doubler partiellement l'A31 (Toul-Nancy-Metz-Thionville-Luxembourg), est préservé sur un tronçon d'environ 60 km. Même chose pour le contournement ouest de Lyon et celui de Tours, au nom de la lutte contre la congestion du trafic.
Au nom de "l'équité territoriale et du désenclavement", l'A51 Grenoble-Sisteron est abandonnée, sauf, et c'est une nouveauté, un tronçon de 20 km à l'est de Gap Troyes-Auxerre. Ce schéma comporte au total "moins d'une vingtaine de projets relatifs à la route, considérés comme indispensables pour améliorer la sécurité, la desserte ou décongestionner les routes existantes", a-t-on souligné au cabinet du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

- Côté rail, le volet Lignes à grande vitesse (LGV) du Snit ne recèle aucune nouveauté: tout était déjà inscrit dans la loi Grenelle 1. En ce qui concerne les lignes classiques, l'hypothèse d'une liaison Paris-Rouen-Calais et d'un contournement ferroviaire de Bordeaux après 2020 est en revanche nouvelle.

Cet avant-projet fera l'objet d'arbitrages ministériels "au plus tard fin septembre". Il devrait être soumis à la consultation du public et des élus locaux en octobre-novembre, avant d'être présenté au Parlement pour une adoption espérée avant la fin de l'année.

Source LE MONITEUR.FR /AFP