
Des médecins, dans un livre blanc sur la qualité de l'air intérieur, alertent le monde du bâtiment sur les risques sanitaires que l'émergence de l'efficacité énergétique fait courir. Ils insistent sur la nécessité de professionnaliser rapidement les métiers liés à la ventilation. Le livre blanc sur la qualité de l'air intérieur a été présenté jeudi 17 février à la presse par le député François Scellier, co-président du groupe d'études « Construction et logement » de l'Assemblée nationale.
Cet ouvrage alerte sur la nécessité de bien traiter la question de la qualité de l’air intérieur dans le cadre de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. A la veille de la RT 2012, à l'heure où la question de l'efficacité énergétique monopolise les débats sur le bâtiment de demain, l'inquiétude sanitaire est en effet accrue. En renforçant l'étanchéité de l'enveloppe intérieure, il faut d'autant plus veiller à évacuer « la soupe » de composants allergiques, voire cancérigène comme pour le formaldéhyde, en dehors du bâtiment.
En introduction du livre blanc, la Fédération française des tuiles et briques et le GIE Briques de France proposent de compléter l’étiquetage des produits prévu par le Grenelle par un indicateur caractérisant la propension des matériaux du bâtiment à développer des moisissures. En effet, l’article 40 du texte de loi dit Grenelle 1 prévoit un étiquetage obligatoire à partir du 1er janvier 2012 pour « les produits de construction et d'ameublement ainsi que les revêtements muraux et de sol, les peintures et vernis et l'ensemble des produits ayant pour objet ou pour effet d'émettre des substances dans l'air ».
Cet étiquetage portera « notamment sur leurs émissions et contenus en polluants volatils ». Il interdira dans ces produits les substances classées cancérogènes, mutagènes ou toxiques.
Source : LE MONITEUR.fr