
La nouvelle habilitation électrique, obligatoire depuis le 1er juillet 2011, vise à renforcer l'obligation de formation des salariés intervenant sur les installations électriques. Tous les salariés qui effectuent des opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage devront être habilités. Cela concernera, par exemple, les chauffagistes, les menuisiers qui installent des volets roulants, les couvreurs qui posent des panneaux photovoltaïques, les électriciens, les climaticiens...
Au total, l'ensemble de ces professionnels pourrait représenter 400 000 à 500 000 personnes dans le BTP, estime l'OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du BTP).
C'est l'employeur qui délivre l'habilitation au salarié. Celle-ci « spécifie la nature des opérations qu'il est autorisé à effectuer », précise le décret du 22 septembre 2010. Pour cela, les salariés doivent suivre une formation théorique et pratique sur les risques électriques ainsi que sur les moyens de prévenir ces mêmes risques. En attendant la publication de la norme qui fixera le nouveau référentiel de formation, les organismes préconisent de se référer à l'actuel référentiel de formation UTE C18-510.
Organisme habilité par le Comité français d'accréditation (Cofrac) :
- A partir du 1er janvier 2013, les salariés effectuant des travaux sous tension devront être titulaires d'une habilitation spécifique délivrée par l'employeur après certification des salariés par un organisme habilité par le Cofrac.
- Les décrets imposent de faire vérifier les installations, lors de leur mise en service ou lors d'une modification de leur structure, par un organisme accrédité par le Cofrac.
Source : Le Moniteur