A 3 mois de l’adoption du projet de loi qui découle du "Grenelle de l'environnement", fabricants de matériaux et constructeurs se livrent à une lutte d’influence auprès du gouvernement et de la Commission européenne pour faire valoir leurs solutions.
Pour la construction de maisons, par exemple, deux conceptions s'affrontent :
- les fabricants de parpaings (environ 200 entreprises de taille petite ou moyenne), défendent le processus de construction classique et le produit, composé de 87 % de pierre, gravier et sable, 7 % d'argile et de calcaire, auquel on ajoute de l’isolant pour se conformer aux critères du label “Très haute performance énergétique”
- la filière dite "sèche" bouscule ces traditions et propose une ossature industrialisée, en bois ou en acier, des panneaux préfabriqués en usine, composés d'isolants, ce qui donne des maisons plus légères, des chantiers rapides et moins nuisibles à l'environnement
Une autre bataille se livre entre, d'un côté, cinq fabricants d'isolants minces, dits "réfléchissants", et de l'autre le Centre scientifique et technique du bâtiment qui conteste l'efficacité de ces produits. Sans oublier les militants de l'isolation par l'extérieur, ou les fabricants de produits isolants classiques, laine de verre ou de roche.
Si l’enjeu économique est fort pour les fabricants, l’issue de ces luttes pourrait faire évoluer la configuration de certains métiers du BTP.